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Trois questions aux jurés (3/3)

Suite et fin de notre tour de présentation des jurés. Clément Konopnicki, Tom Ullrich et Manon Cavagna ferment la marche.

Clément Konopnicki
D’où vient votre passion pour le cinéma ?
Quand j’étais adolescent, j’ai commencé à peindre des figurines de modélisme et pendant ce temps j’avais toujours un film en fond sonore. Me rendant compte que je passais plus de temps le pinceau levé, fixé sur l’écran, que le nez dans ma peinture, j’ai posé mon matériel et depuis ce temps je consacre la plupart de mon temps libre à voir des films. C’est donc bien évidemment que je suis inscrit en master de cinéma cette année encore.

Quel regard portez-vous sur le cinéma allemand ?
Avant le festival, j’avais une assez mauvaise image du cinéma allemand : quelques perles distribuées à l’étranger comme La Vie des autres, La Vague ou encore les films de Fatih Akin, mais beaucoup de films sans ambition qui étaient soit des drames soit des comédies. Après avoir vu plus d’une vingtaine de films allemands pendant cette Berlinale, je peux dire que l’impression que j’avais était fausse : le jeune cinéma allemand est très éclectique, tant sur la forme que sur le fond.

Que représente pour vous l’opportunité de faire partie de ce jury ?
C’est une super expérience qui m’a permis de vivre ma passion du cinéma totalement pendant ces dix jours. J’ai pu rencontrer des gens intéressants et j’ai noué des contacts dans le monde du film qui vont, je l’espère, me permettre de réaliser mes projets professionnels. De plus, j’ai plus que jamais envie de m’investir dans les échanges franco-allemands.

Tom Ullrich
D’où vient votre passion pour le cinéma ?
J’ai grandi dans un petit village sans cinéma. Ayant été un enfant de la télévision, j’ai découvert le plaisir des salles de cinéma au lycée avec les grands films muets des années 1920. Ces expériences m’ont profondément marqué. J’ai expérimenté avec la vidéo et puis j’ai commencé mes études de Medien-und Kulturwissenschaften à l’Université du Bauhaus à Weimar. Depuis, j’ai approfondi mes recherches en cinéma et photographie à l’Université de Lyon et de Paris. Aujourd’hui, je suis persuadé que l’art du cinéma nous donne une vision unique du monde. En tant que jeune chercheur, j’ai le désir d’expliquer ce que signifie ce pouvoir des médias audiovisuels en général et l’expérience cinématographique en particulier.

Quel regard portez-vous sur le cinéma allemand ?
J’avoue que je suis peu familier avec le cinéma allemand contemporain. Je me suis très tôt passionné pour l’art du muet et les nouvelles vagues de l’Après-Guerre en Italie, en France et en Allemagne. En outre, les travaux de Harun Farocki m’ont beaucoup inspiré, mais malheureusement (ou peut-être justement) il abandonne de plus en plus la salle de cinéma. Mais la Berlinale m’a confirmé que le cinéma allemand d’aujourd’hui est loin d’être obsolète. J’étais souvent surpris par les films de jeunes cinéastes encore à l’école, par leur engagement et leur courage, dans la fiction ainsi que dans le documentaire.

Que représente pour vous l’opportunité de faire partie de ce jury ?
En 2010, j’ai eu l’occasion de participer à un atelier multimédia sur la critique de film sur Internet au Festival international du Film francophone à Tübingen et Stuttgart. En m’invitant à la Berlinale, l’OFAJ m’a donné à nouveau l’occasion d’un échange interculturel exceptionnel. J’en suis très reconnaissant. La nature du travail dans notre jury franco-allemand-israélien était d’une telle tolérance et coopération amicale ! Les débats passionnants m’ont particulièrement enthousiasmé. Cette opportunité extraordinaire était également possible grâce à l’expertise de notre formidable président du jury et à l’accompagnement engagé de l’équipe de la Berlinale.

Manon Cavagna
D’où vient votre passion pour le cinéma ?
D’un grand intérêt et d’une fascination pour les modes d’expression qui ne passent pas (ou pas majoritairement) par les mots.

Quel regard portez-vous sur le cinéma allemand ?
Comme Volker Schlöndorff l’a très justement fait remarquer lors de notre rencontre, une mise en scène n’a pas de passeport.

Que représente pour vous l’opportunité de faire partie de ce jury ?
Honneur et bonheur.